Le syndrome de Diogène : dossier spécial – partie 2

Le syndrome de Diogène : dossier spécial – partie 2

Les différents critères recensés du Syndrome de Diogène

Les critères diagnostiques du Syndrome de Diogène, qui suivent ne font pas l’objet d’un consensus parmi ceux qui s’y sont intéressés mais constituent une association d’éléments permettant de définir  le Syndrome de Diogène.

 

  1. Une absence de demande d’aide

« Les Diogène auraient besoin de tout, mais ne demandent rien. ». Bien souvent discrets ou secrets, les « Diogènes » sont rarement découverts sauf à la suite d’une hospitalisation, d’une plainte de voisinage, lors d’un dégagement ou après un incendie.

 

  1. Une relation atypique avec les objets

Soit, comme Diogiène, lui-même, ils ne possèdent aucun objet, soit, au contraire, ils les accumulent compulsivement. Pour certains, cet amoncellement d’objets doit être ordonné mais dans la plupart des cas, les « Diogènes » amassent les objets comme les déchets de façon obsessionnelle dans le chaos total.  (voir le syndrome de Diogène en image)

 

  1. Une relation à autrui singulière

Là encore deux cas s’opposent. Soit le « Diogène » éprouve le besoin de contact, soit, beaucoup plus fréquemment, il fuit littéralement le contact humain. C’est ce qu’on appelle la misanthropie. Ils souffrent de solitude et ont vécu un traumatisme notoire à un moment de leur vie. Ces femmes et hommes, de tout âges, vivent dans des conditions d’hygiène déplorable et refusent souvent l’aide, car elles ne se sentent pas malades.

 

  1. Une négligence corporelle

Dernier facteur, la personne atteinte du syndrome de Diogène est excessive dans son attitude vis-à-vis de son corps. Soit elle se montre maniaque au niveau de ses cheveux, soit elle néglige clairement son hygiène corporelle.

 

Diverses pathologies psychiatriques et neurologiques ont été trouvées en association du syndrome mais il est difficile de déterminer leur caractère déclenchant. L’étiopathogénie montre néanmoins une prévalence des maladies neuropsychiques est entre 30 % à 80 % chez les personnes atteintes du syndrome de Diogène et près de 100% chez les jeunes.

 

Diogène : Des risques sanitaires importants et des cas d’incendies mortels

La question de l’insalubrité est au cœur du sujet car les « Diogènes » vivent dans un monde d’ordures pouvant provoquer des odeurs nauséabondes et pouvant surtout occasionner des risques sanitaires importants. Gale, prolifération de vermines, de rongeurs, etc.

Encore plus dangereux, ces situations peuvent présenter des risques d’incendie. Le 10 octobre 2014, un sexagénaire, atteint du syndrome de Diogène, est mort dans l’incendie de son pavillon à Gagny.

 

Retrouvez tout notre dossier spécial sur le syndrome de Diogène .

Consulter la 3ème partie.

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